Sport en Loiret : INTERVIEW DE LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Judo : Audrey la Rizza et Clarisse Habricot
avaient la rage
Publié le 12 janvier 2010 - 00:54

DIMANCHE
À MONTBÉLIARD. Pour atteindre les quarts de finale,
Clarisse Habricot (à gauche) a battu Augustina Ejiofor, l'une de ses
meilleures amies.
Audrey La Rizza,
dans sa nouvelle catégorie, Clarisse Habricot, pour
son retour à la compétition, ont apporté à l'US Orléans les deux seules
médailles remportées à ces championnats de France 1re division.

L'US Orléans n'aura ramené que deux médailles des championnats de 1re division
organisés dans la froide blancheur de Montbéliard (Doubs). Mais, faut-il le
préciser, le club orléanais alignait une délégation réduite en raison de
l'absence excusée de trois de ses ténors féminines (Frédérique Jossinet, Barbara Harel et Céline
Lebrun), sélectionnées pour le Masters du week-end prochain en Corée du Sud.
Sur ce Masters auquel elle pouvait prétendre chez les moins de 52 kg,
Audrey La Rizza
a délibérément fait une croix en décidant de changer de catégorie. Mais le
titre national remporté samedi chez les moins de 57 kg
a tout lieu de la renforcer dans ses convictions. « Il n'y avait pas les
meilleures dans la catégorie (la championne du monde Morgane Riboud et sa
camarade de club Barbara Harel) mais l'essentiel est
d'avoir gagné ma sélection pour le Tournoi de Paris », souriait-elle à la
descente du podium.
« Maintenant, je vais me remettre au travail pour m'exprimer au mieux sur la
scène internationale et tenter de bousculer l'ordre établi. » Dans un tableau
déserté par certaines têtes d'affiche, la judoka de l'US Orléans aura au moins
eu le mérite de ne pas tomber dans le piège tendu en quart de
finale par Sarah Loko (JC Maisons-Alfort). «
C'était l'une de mes plus sérieuses rivales dans la course au titre. C'est là
où finalement se joue le championnat. »
Pour son retour à la compétition après un peu plus d'un an d'absence (blessure
au genou), Clarisse Habricot a déployé une rage
similaire. Aussi à l'aise au sol que dans les projections en arrière, la jeune
Orléanaise a épaté la galerie fonçant à vitesse grand V vers la finale.
Chausson fait sensation
« Si on m'avait dit au début de la journée que
j'allais me retrouver en finale, j'aurais signé tout de suite, rigolait-elle.
Mais je suis en même temps hyper déçue de ne pas être allée jusqu'au bout. »
Butant notamment sur toute la détermination d'une Mylène
Chollet, licenciée jusqu'à l'an passé à... l'USO.
« Ceci étant, poursuivait Clarisse, la médaille d'argent autour du cou, cela
restera une bonne journée . » Une journée au cours de
laquelle elle a également vibré pour Aurélien Chausson, son amoureux. Ce
dernier, pur produit de l'école technique orléanaise, aura en effet créé l'une
des sensations de la journée de dimanche en se payant chez les moins de 66 kg
les têtes de David Larose (Sainte-Geneviève) et
Jordan Amoros (SC Levallois), rodés aux sorties
internationales.
Dans un tableau très ouvert, il a malheureusement été victime en quart de finale de l'application très sévère des nouvelles
règles d'arbitrage (disqualifié pour une saisie au pantalon). Passé par les
repêchages, il finissait par échouer en match pour la 3e
place. Son camarade Rémi Vinolo subissait même
triste sort en moins de 60 kg tandis qu'il a manqué un brin
d'expérience pour permettre à Ugo Legrand et Thibault
Dracius de mieux s'exprimer en moins de 73 kg.
Christine Broudic